Dix jours de silence dans une forêt de cèdres. Pas de téléphone. Pas de lecture. Pas de parole. Au troisième jour, le langage dans ma tête a commencé à se dissoudre. Au sixième, la forêt a cessé d'être un décor pour devenir une présence.
Ce que la forêt enseigne, c'est la patience - mais une patience différente de celle de l'attente. C'est la patience d'accompagner. D'être aux côtés de ce qui ne vous demande rien.
Presque aucun de nous n'a jamais été patient de cette façon. La forêt vous l'apprendra, si vous le lui permettez.







